Présentation d'un livrable très attendu

Un outil opérationnel de suivi et de prévision des blooms de phytoplancton présenté au Conseil scientifique de la CIPEL

A la demande de la CIPEL, Frédéric SOULIGNAC a présenté, fin septembre (2026), l'outil de suivi et de prévision des blooms algaux pélagiques dans le Léman

Le 22 septembre 2026, l’outil de suivi et de prévision des blooms de phytoplancton dans le Léman, développé dans le cadre du WP2, a été présenté lors de la réunion du Conseil scientifique de la Commission internationale pour la protection des eaux du Léman (CIPEL). Cette présentation a permis de revenir sur le contexte et les objectifs du développement de cet outil, ainsi que sur les différents modules qui composent cet outil. Celui-ci combine plusieurs approches complémentaires pour améliorer la surveillance des blooms de phytoplancton dans le Léman :

  • le suivi des blooms de surface par satellite qui permet d’identifier les secteurs présentant des concentrations élevées en chlorophylle-a ;
  • la prévision à court terme du déplacement des blooms de surface qui permet d’anticiper l’évolution des blooms jusqu’à 3 jours grâce à un modèle de type suivi de particule ;
  • la détection des blooms en profondeur qui ne sont pas détectables par satellite grâce à un modèle de type random forest.

L’outil génère quotidiennement un rapport qui synthétise les informations disponibles et fournit une évaluation de la situation pour les différents secteurs du Léman.

En 2026, l’outil a franchi une nouvelle étape avec son déploiement opérationnel auprès des acteurs en lien avec la gouvernance du Léman identifiés dans le cadre du WP4. La diffusion quotidienne des informations a permis d’identifier les acteurs concernés par la thématique des blooms de phytoplancton. Les blooms peuvent en effet avoir des impacts sur certains usages du lac. Une augmentation importante du phytoplancton peut par exemple s’accompagner d’une forte diminution de la transparence de l’eau, ce qui constitue un enjeu pour les activités de baignade et plus largement pour les services associés au lac. Les échanges avec le Conseil scientifique de la CIPEL ont notamment porté sur les informations dont les acteurs ont besoin et sur les modalités les plus pertinentes pour les leur transmettre.

La possibilité de pérenniser le fonctionnement de l’outil au-delà du projet ALGA a également été discutée. Cette perspective permettrait de poursuivre la production quotidienne d’informations sur les blooms de phytoplancton dans le Léman et de consolider l’utilisation de ces informations pour accompagner la gestion du lac.